Sed’Opale

Carrières du boulonnais (2)
GR&VEL27/02/2026
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Projet de valorisation des Terres et sédiments en Hauts-de-France30/04/2024

Sed’Opale

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La Région veut valoriser les sédiments de dragage du port de Boulogne-sur-Mer – Calais

Le projet SED’OPALE, porté par la Région Hauts-de-France avec l’appui de Neo-Eco, de l’IMT Nord Europe et du CD2E, marque une avancée majeure dans la valorisation des sédiments portuaires issus des opérations de dragage. Chaque année, le port Boulogne-sur-Mer – Calais génère près de 600 000 m³ de sédiments, dont la gestion représente des enjeux environnementaux et économiques. Pour répondre à ces défis, la Région a investi 1,1 M€ dans un programme de développement ambitieux, inscrit dans la dynamique Rev3. 

600 000m3/an

de sédiments à gérer (Boulogne-sur-Mer et Calais)


10

formulations validées


12mois

de suivi environnemental en cours


1.2M€

investis par la Région Hauts-de-France


A propos des partenaires

logo hdf
Les ports de Calais et de Boulogne-sur-Mer ont été décentralisés au bénéfice de la Région au 1er janvier 2007. Ils ont été administrativement fusionnés au 1er janvier 2015 sous l’appellation « port de Boulogne-sur-Mer – Calais ». Le Conseil régional Hauts-de-France en est l’autorité portuaire. Si l’exploitation commerciale est déléguée au travers d’un contrat de Délégation de Service Public, l’exercice de l’Autorité est assuré directement par les services régionaux, notamment le maintien de la profondeur des accès et des bassins nécessaires pour assurer l’activité des deux sites portuaires à l’échelle nationale et européenne (pêche, transformation des produits de la pêche et transport de passagers).
logo Neo eco
Entreprise d’ingénierie et de conseil pionnière dans le développement de nouvelles solutions de valorisation pour les matières usagées, en particulier les sédiments de dragage/curage et les bétons de déconstruction.
IMT Nord Europe  1
L’Institut Mines Telecom est le premier groupe français d’Ecoles d’Ingénieurs et de managers. IMT Nord Europe est l’école interne de l’Institut Mines Telecom implantée en Hauts-de-France, issu de la fusion de Mines Douai et Télécom Lille au 1er janvier 2017. Elle la plus grande école d’ingénieurs au nord de Paris, pour former l’ingénieur du futur, généraliste et expert du numérique. Chaque année, plus de 500 ingénieurs de talent sont formés pour anticiper les évolutions économiques et sociétales.
cd2 loog1
Le CD2E accompagne, conseille et forme les professionnels, bailleurs, promoteurs, collectivités, entreprises pour massifier les bonnes pratiques de transition écologique, énergétique et de décarbonation durable en Hauts-de-France. 4 domaines sont traités ; bâtiment durable (hors-site, passif, biosourcés, bim), énergies renouvelables et de récupération, économie circulaire (valorisation des sédiments, réemploi et recyclage, gestion de la ressource en eau, éco-conception) et achats publics durables avec comme moteur un développement économique vertueux. Véritable pierre angulaire entre les acteurs, son rôle est de dynamiser les secteurs d’activité tels que celui de la valorisation des sédiments en structurant la filière.

Objectifs du projet

Le projet vise à faire des sédiments de dragage une ressource pérenne à disposition des acteurs du BTP, tout en répondant aux enjeux de nécessité de gestion post opération de dragage. Les objectifs sont donc doubles :  

Pour la Région Hauts-de-France :  

  • Transformer ces sédiments en ressources pour des filières locales,  
  • Réduire la dépendance aux matériaux primaires,  
  • Anticiper augmentation des volumes de sédiments gérés à terre.  

 

Pour les maitres d’œuvre et maitres d’ouvrage, acteurs du BTP :  

  • Sécuriser l’approvisionnement en matières premières,  
  • Diminuer les transports grâce à une ressource disponible localement,  
  • Décarboner les chantiers,  
  • Garantir un usage de matériaux alternatif en conformité réglementaire et garantissant l’innocuité environnementale. 
  • Proposer des solutions permettant de participer au verdissement des marchés publics 

Données clés

Le projet a permis d’établir 10 zones de prélèvement qui ont pu être étudiées (5 à Boulogne-sur -Mer, 5 à Calais) ; 5 gisements retenus pour la suite du projet : 3 sur Boulogne-sur-Mer, 2 sur Calais. L’objectif est dans un premier temps de cibler les zones portuaires présentant des sédiments dont les caractéristiques et les quantités disponibles sont plus intéressantes. 

Les volumes historiques (2012–2019) oscillent autour des ≈ 342 000 m³/an à Boulogne-sur-Mer et Calais ≈ 239 000 m³/an à Calais. 

Les sédiments disponibles ont pu faire état d’une caractérisation complète :  

  • Chimie/minéralogie (FX, DRX),  
  • Lixiviation (arrêté 12/12/2014),  
  • Mécanique/géotechnique (VBS, Proctor/IPI, granulométries, cisaillement…). 

Les résultats des essais ont défini les meilleures pistes de valorisations vers lesquelles orienter ces gisements.  

Les caractéristiques matière vous intéressent ?

Les sédiments portuaires ont des teneurs en sels (chlorures et/ou sulfates) pouvant être élevés, par conséquent un traitement par lavage est nécessaire. Celui-ci permet un abattement des chlorures jusqu’à rendre les gisements valorisables. 

Filières prioritaires et formulations validées 

Le projet a étudié différentes filières de valorisation, l’étape de formulation et une analyse territoriale ont permis de cibler plus particulièrement :  

  • Technique routière,  
  • Béton,  
  • Aménagement paysager  

16 planches expérimentales ont été éprouvées en laboratoire ; ce qui a permis la validation de 9 formulations en 2024. Les applications validées permettent ainsi de définir des taux d’incorporation de sédiments dans :  

  • Couche de forme (30 % sédiments),  
  • Béton (10–20 % substitution sable),  
  • Piste cyclable (30 %), grave traitée (30 %),  
  • Coulis (50 % substitution cendres volantes),  
  • Noyau de digue (100 % sédiments). 

Enjeux environnementaux du projet de recherche

Le projet s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire. De ce fait, les principaux objectifs environnementaux de ce projet sont les suivants :

  • la préservation des ressources naturelles non renouvelables ;
  • la limitation de l’extraction de ressources naturelles par l’utilisation de matières premières secondaires ;
  • la limitation du rejet (clapage en mer…) de matériaux aptes à être valorisés ;
  • la définition d’écoproduits/éco-matériaux.

Enjeux sociaux et sociétaux du projet de recherche

La possibilité d’introduire les sédiments permettra de réduire les coûts de production du produit final pour le producteur et de s’inscrire dans une démarche de protection de l’environnement. Cela permet aussi de participer au développement des activités économiques s’inscrivant dans une démarche de développement durable.

Ainsi, ce projet englobe plusieurs enjeux sociaux et sociétaux tels que :

  • la contribution au maintien et à la création d’emplois dans les nouvelles filières éco-industrielles locales de valorisation ;
  • la sensibilisation des différents acteurs industriels sur le potentiel des sédiments ;
  • la diminution des conflits et tensions autour des zones de dépôts et centres de stockage par la réorientation des sédiments vers les filières de valorisation.

Ce projet contribuera à compléter utilement l’expertise régionale acquise depuis plusieurs années en matière de valorisation de sous-produits et incitera son exportation au niveau national.

Enfin, les travaux qui seront réalisés dans le cadre de ce projet (réalisation de planches expérimentales et de pilotes) permettront de constituer une base de données profitable aux acteurs scientifiques et industriels régionaux et nationaux.

Une opportunité pour les sédiments non immergeables

Certaines zones portuaires présentent des sédiments ayant des caractéristiques les rendant incompatibles avec l’immersion. Aujourd’hui, en l’absence de solution de gestion alternative, ces zones ne sont pas draguées : fond du bassin Ravisse et bassin Carnot à Calais, bassins Loubet et Napoléon à Boulogne-sur-Mer.

La création de possibilités de traitement à terre permet d’envisager d’autres utilisations et de traiter ainsi ces espaces du port, au bénéfice de la communauté portuaire.

L’existence de ces filières permet également de mieux assurer la continuité de l’exploitation portuaire face au risque de dépassement d’un seuil qui peut se produire en tout point du port.

Par ailleurs, le renforcement de la réglementation applicable pourrait conduire à un renforcement de l’obligation de traiter à terre.

L’article 85 de la loi Leroy prévoit qu’une filière de traitement des sédiments, résidus et macrodéchets associés soit mise en place afin de proposer une solution alternative à l’immersion pour les sédiments de qualité incompatible. Les seuils définissant les limites des qualités des sédiments pouvant être immergés sont en cours de définition. Le port de Boulogne-sur-Mer – Calais génère en moyenne 600 000 m3 de sédiments par an et se doit de mettre en place des plateformes de valorisation de ces gisements.

 

La Région va au-delà du traitement et envisage la création de filières de valorisation, elle s’oriente vers deux axes de développement :

La réalisation d’ouvrages expérimentaux à échelle 1 sur le terrain, pour :

  • étudier le relargage de substances chimiques tout en s’affranchissant de l’effet d’échelle qui peut être occasionné lors de la réalisation d’essais en laboratoire et en environnement simulé à des échelles plus réduites (essais sur planches expérimentales et pilotes)
  • évaluer le maintien des performances mécaniques dans des conditions de terrain

La création de plates-formes de gestion des sédiments, pour  :

  • permettre de stocker provisoirement les sédiments à proximité du port ;
  • réaliser les premières étapes de préparation des sédiments en vue de leur valorisation (ressuyage, criblage…).

En parallèle, il est aussi envisagé que la Région Hauts-de-France, par le biais d’un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI), identifie des partenaires industriels locaux pour mettre en œuvre les solutions de valorisation qui auront été développées.

Porteur de projet

Logo Hauts-de-France

Durée du projet

2023-2027

Budget du projet

1,1 millions d’euros seront investis par la Région Hauts-de-France pour le projet de R&D

Financeurs

Financeurs projets sedimateriaux 500x83 1

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