Alain SCHMITT

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Alain-Louis Schmitt est directeur de l’École nationale supérieure Mines-Télécom Lille-Douai depuis 2017. Il dirigeait auparavant l’Emac (École nationale supérieure des mines d’Albi-Carmaux).

Alain SCHMITT, Directeur de l’Institut Mines-Télécom (IMT) Lille-Douai

La science comme trait d’union

En tant qu’établissement d’enseignement supérieur sous tutelle du ministère de l’Economie et des Finances, les missions de l’IMT consistent à former des ingénieurs, à produire des résultats scientifiques, mais surtout de contribuer au développement économique. En matière de valorisation des sédiments, l’IMT Lille-Douai se veut un trait d’union entre entreprises, opérateurs de transports, pouvoirs publics et administrations pour concrétiser les projets et assurer durablement une approche scientifique solide.

Le sédiment, un gisement immense

Nous n’en sommes pas encore au début d’un nouveau modèle fondé sur le tout-renouvelable et le tout-recyclable. Mais plusieurs signaux faibles laissent entrevoir une mutation. Le cas des sédiments en est un. Ce matériau au statut juridique de déchet peut redevenir une ressource au gisement considérable, avec de nombreux bénéfices sociétaux – mais aussi des coûts.

Le numérique au service du sédiment

L’IMT dispose de 20 années d’expertise en matière de sédiments, dont 10 ans dans le cadre de SEDIMATERIAUX , et cinq ans dans le contexte d’ECOSED, chaire d’économie circulaire du sédiment. Cette chaire, désormais baptisée ECOSED 4.0, rassemble dans une même entité la culture industrielle liée aux matériaux et aux procédés et les sciences du numérique. Le numérique constitue en effet une façon de repenser la problématique des sédiments, et plus particulièrement de développer localement une capacité d’utilisation économiquement et écologiquement optimale, à proximité du gisement.

Le rôle essentiel des prescripteurs

Les applications concrètes existent aujourd’hui, puisque l’on sait construire des chaussées en utilisant des sédiments valorisés, avec des caractéristiques écologiques et mécaniques satisfaisantes. Si les entreprises maîtrisent la fabrication de ces matériaux, il manquait cependant un acteur essentiel. Un vide comblé par la métropole de Lille, qui inclut désormais dans son cahier des charges la nécessité de les mettre en œuvre lors des chantiers. Il en va ainsi de la construction de parkings à Tourcoing et à Bondues, qui ont employé 325 tonnes de béton contenant des sédiments.