Retour sur l’atelier Sédiments lors de la Journée Portes Ouvertes du CD2E

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Retour sur l’atelier Sédiments lors de la Journée Portes Ouvertes du CD2E

Tristan Debuigne, Ixsane, présente Surricates, projet Interreg ©CD2E

Sur la troisième place des déchets les plus produits en France avec 50 millions de tonnes à l’échelle nationale : les sédiments de dragage. De nombreuses filières de valorisation sont en cours d’étude et des acteurs économiques envisagent sérieusement l’utilisation de ce matériau dans des projets d’aménagement.  

Réunis autour d’un atelier sur la thématique des sédiments, à l’occasion de la journée Portes Ouvertes du CD2E le 17 septembre 2020, les acteurs du sujet et les novices ont échangé sur les problématiques que la gestion des sédiments soulève.

En effet, les volumes conséquents de sédiments issus des dragages interpellent une diversité d’acteurs : d’un côté, les gestionnaires portuaires et fluviaux qui cherchent des solutions pour diminuer le coût d’évacuation des sédiments, de l’autre côté, des industriels qui réfléchissent à des alternatives à la matière sableuse qui tend à s’appauvrir. 

3 acteurs sont venus présenter leur projet. Découvrez ou Redécouvrez un résumé ci-dessous :

Bientôt des revêtements de circulation piéton à base de sédiments ?

Des recherches sont menées depuis une dizaine d’années, et à ce jour, des filières de valorisation de sédiments émergent.

Le projet SEDIASPHALTE, présenté par Walid Maherzi, Ingénieur Docteur à l’IMT Lille-Douai en est un exemple.

Actuellement en phase laboratoire, ce projet étudie des formulations d’asphalte à base de sédimentsLe projet s’intéresse à différents gisements de sédiments (marins, fluviaux sur le territoire régional). Les résultats sont encourageants au niveau du taux d’incorporation en sédiments en remplacement des sables et des fillers utilisésLes applications visées particulièrement sont : l’étanchéité du bâtiment, les revêtements de circulation piéton, l’étanchéité des caniveaux, les revêtements de parking aérien, les revêtements de sols, les mastics d’enrochement. 

Walid Maherzi, ingénieur docteur à l'IMT Lille-Douai présente le projet SEDIASPHALTE ©Alexandre Tarall
Tristan Debuigne, Ixsane, présente Surricates, projet Interreg ©CD2E

Un équipement mobile pour déshydrater des sédiments en continu 

Tristan Debuigne, Ingénieur Environnement et Industrie au sein du bureau d’études Ixsane, et adhérent du CD2E, est intervenu pour présenter le projet Interreg Nord West Europe SURICATES project

Un des sujets du projet consiste à développer un équipement de déshydratation des sédiments en continu. 

Les premiers essais ont commencé début 2020 en France et en Ecosse Tristan a expliqué le fonctionnement de la machine et a montré la première démonstration de celle-ci. (vous pouvez retrouver la vidéo du test de la machine  ici). Il a terminé son intervention en évoquant les attentes et les prochaines étapes du projet et propose de pouvoir tester ses équipements et valider les performances techniques et économiques du projet. 

Des sédiments en ouvrage de digues de lutte contre les inondations 

Le bureau d’études Neo-Eco, adhérent également du CD2E, intervient dans une multitude de projets de valorisation des sédiments, en particulier dans le cadre de la démarche SédimatériauxChloé Grandjean, chef de projet chez Neo Ecoa ainsi présenté le projet Valodigueun projet de valorisation de sédiments en ouvrage de type digue.  Ce projet vise à la fois à répondre à une problématique économique sur le territoire de la CAPSO (Communauté d’agglomération du Pays de Saint Omer) sur lequel un bras du canal de Neufossé envasé empêche le passage des péniches; et à répondre à un enjeu environnemental en réutilisant les sédiments dans des projets d’aménagement du territoire, en l’occurrence des digues de lutte contre les inondations. Le projet rassemble  des scientifiques (IMT Lille Douai)le bureau d’études (Neo-Eco) et les acteurs de la CAPSO.  

 

Chloé Grandjean, chef de projet chez Neo Eco présente le projet Valodigue. ©Neo Eco

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