SEDIMEL

SEDIPLAST
28/06/2019

SEDIMEL

Des sédiments valorisés dans des chantiers d’aménagement du territoire

Dans le cadre de ses compétences et notamment les compétences Assainissement et Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (GEMAPI), la Métropole Européenne de Lille (MEL) est concernée par la gestion des sédiments. En 2013, la MEL s’engage dans la démarche SEDIMATERIAUX afin d’étudier les filières de valorisation les plus adaptées à ses sédiments issus de bassins pluviaux, tout en répondant à des travaux d’aménagement.

SEDIMEL, le film !

2 filières de valorisation innovantes pour l’aménagement du territoire

Le choix des filières de valorisation a été fait en fonction des caractéristiques des sédiments de la MEL et des besoins de matériaux de construction pour des travaux d’aménagement engagés sur son territoire. La phase laboratoire menée par la MEL, en partenariat avec l’IMT Lille Douai et le bureau d’études NEO ECO a conduit à valider 2 filières de valorisation des sédiments de la MEL :

La fabrication d’un coulis auto-compactant pour du remblayage de tranchée

Ces matériaux ont une fluidité et une viscosité élevées, qui leur permettent de se placer dans des formes géométriques complexes, idéal pour recouvrir des canalisations. Leur caractère réexcavable facilitera l’intervention pour la maintenance des réseaux. Les sédiments viennent en substitution à des granulats, dans une proportion jusqu’à 20% dans la formule.

La fabrication de cylindres creux en béton préfabriqués – les hydrocyls – pour réaliser des chaussées-réservoir

qui permettent d’absorber les eaux pluviales, de les stocker temporairement et ainsi éviter les inondations. Les sédiments remplacent le sable jusqu’à 15% dans la formule du béton. L’atout majeur de ce matériau est sa forte porosité. La capacité de stockage est presque 2 fois plus importante qu’une structure réservoir en ballast.

Revivez en images la production des hydrocyls à base de sédiments.

3 chantiers test sur la Métropole lilloise utilisant 500 tonnes de sédiments

A partir de ces études concluantes, le projet SEDIMEL, a conduit à la réalisation de 3 ouvrages test dont les chantiers ont démarré en avril 2019. Ce sont 500 tonnes de sédiments qui seront utilisés pour ces 3 chantiers :

A Tourcoing – Ouvrage de création de parking sur la rue de Rhin. Création d’un bassin de tamponnement en modules de béton creux à base de sédiments sous le parking véhicules légers.

A Leers – Ouvrage d’aménagement du centre-ville. Création d’un bassin de tamponnement en modules de béton creux à base de sédiments sous la gare de bus et parking de 152 places pour véhicules légers.

A Bondues – Remblais de tranchée d’assainissement en coulis auto-compactant à base de sédiments, rue Anne-et-Albert-Prouvost. La canalisation concernée par l’ouvrage est de 600 m environ. La canalisation est en grès de diamètre 300 à 500 mm. 700 m de coulis seront donc coulés pour la mise en œuvre de cet ouvrage.

Des bassins d’eau de pluie à des travaux d’aménagement, les sédiments sont valorisés en circuit-courts sur le territoire de la MEL.

Afin de mesurer l’impact mécanique et environnemental de ces ouvrages à base de sédiments, des témoins avec des matériaux naturels classiquement utilisés seront réalisés pour établir une étude comparative entre les 2 matériaux. Un suivi sera effectué pendant 12 mois pour étudier le potentiel de recyclabilité du produit.

Dans l’optique de développer les innovations, Voie Navigable de France souhaite mettre en place, dans le cadre de sa stratégie Alluvio, sur tout le territoire, des plateformes de transit pour préparer les sédiments en vue d’une utilisation par divers secteurs en remplacement des matériaux naturels. Cela se matérialisera par la mise en place de tickets donnés par VNF allant de 10 à 15 euros par tonne. Dans le cadre de ce projet qui devrait voir le jour en 2021, la MEL sera la première collectivité territoriale à généraliser les clauses d’intégration des sédiments dans ses appels d’offres pour des projets d’aménagement.

  • Porteur de projet :

  • Durée du projet :

2013-2020

  • Budget projet :

1 594 000 € dont 1 116 000 € de fonds FEDER

  • Financeur :